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Qui est le Docteur Philippe LAGARDE?
Le Docteur Philippe LAGARDE est né e 19 Juin 1941 à Nouméa, en Nouvelle Calédonie.
Ancien externe des Hopitaux de Paris (Concours en 1968), il obtient son diplome de docteur en médecine en 1972 à l'Université d'Aix-Marseille. Sa thèse de doctorat porte sur les tumeurs à cellules géantes (Prix de thèse). En 1973, il obtient le Certificat d'Etudes Spéciales en Stomatologie et Chirurgie maxillo-faciale à l'Université d'Aix- Marseille. En 1985, il est diplomé en cancérologie à l'Université de Paris (Prof. Lucien ISRAEL).
Par ailleurs, le Docteur Philippe LAGARDE a été nommé au sein d'une commission chargée d'évaluer les médecines douces par le Ministre de la Santé Jacques BARROT en 1974. Il a en outre participé, en 1986, à l'élaboration d'un projet d'évaluation des médecines alternatives proposé par la Ministre de la Santé Georgina DUFOIX.
Le Docteur Philippe LAGARDE est également professeur à l'Accademia Internazionale di Nutrizione Clinica de Rome (AINUC Rome) UNIVERSITA'DEGLI STUDI di ROMA (UNICUSANO)
"L'affaire LAGARDE" a défrayé la chronique judiciaire et médicale dans les années 1990. Accusé à tort d'exercice illégal de la biologie et incarcéré à Nice, le Docteur LAGARDE a été relaxé après 45 jours de détention, au terme de longues batailles juridiques. Il a obtenu la condamnation du Conseil de l'Ordre des Médecins et de la France par la Cour de Justice Européenne, obtenant ainsi réparation des dommages et intérêts. L'opinion publique ainsi que ses nombreux patients ont participé activement à sa réhabilitation. Il a quitté la France afin de pouvoir exercer plus librement et appliquer ses techniques sortant des sentiers battus. Actuellement, le Docteur LAGARDE dirige un centre privé d'oncologie en République de Saint-Marin (RSM).
" Vous avez un cancer" : Que penser, que faire ?
L’annonce d'un tel diagnostic est foudroyante. Peu d’individus sont alors en mesure de penser et de réagir raisonnablement, ce qui est normal. Mais ceci ne fait que compliquer la situation. La première réaction du patient, qui est on ne peut plus humaine, est celle de vouloir se débarrasser au plus vite de cette tumeur qui vient d'etre constatée. Là est la première erreur. La réaction du médecin qui la découvre est de pratiquer immédiatement et systématiquement une biopsie. Là est la deuxième erreur. Nous allons nous arreter sur ces deux points d'une importance capitale.
Sur le schéma ci-dessous, qui représente la courbe de croissance d'une tumeur, vous constaterez qu'à partir de la naissance de la première cellule maligne, la croissance est lente jusqu'au diagnostic. En général, celui-ci ne peut etre établi que lorsque la tumeur a atteint un diamètre d'au moins un centimètre, ce qui correspond à 1 milliard de cellules (10 puissance 9 sur la courbe). Ceci veut dire qu'il faudra, en fonction de la vitesse du doublement des cellules - plus ou moins rapide selon le type histologique - entre 2 et 10 ans d'évolution pour que la tumeur soit décelable au moyen de nos techniques traditionnelles, qu'elles soient cliniques, biologiques ou physiques.
On a pu ainsi déterminer que la phase préclinique durait en moyenne:

- 9 ans pour les cancers du sein, - 7 ans pour un cancer papillaire de la thyroide, - 8 ans pour un EOA du poumon, - 14 ans pour une tumeur du pancréas, - 10 à 70 ans pour un adénocarcinome.
On peut donc immédiatement s'interroger sur le bien-fondé des campagnes de dépistage soi-disant précoces, en particulier sur celle du dépistage du cancer du sein par la mammographie systématique. Une petite tumeur de 1 cm est déjà un cancer de 7 à 10 ans.
L'un des défis fondamentaux en oncologie est donc d'effectuer un diagnostic précoce des cancers. Actuellement, ni la clinique, ni la biologie, ni l'imagerie ne sont capables de dépister les cancers suffisamment tot. Par ses travaux sur l'angiogenèse, la recherche fondamentale a démontré que les métastases pouvaient se développer par voie sanguine à partir de tumeurs d'1 MILLIMETRE de diamètre. La plupart des diagnostics est aujourd'hui effectué lorsque la tumeur a atteint au moins 1 CENTIMETRE. (cf. supra, «bilan de prévention révolutionnaire» )
Vous n’avez donc pas besoin de vous précipiter!
Prenez le temps de réfléchir, de choisir votre équipe médicale, de prendre conseil auprès de plusieurs spécialistes s’il le faut. Ceci ne veut pas dire qu’il faut attendre des mois ! Mais quelques jours ou quelques semaines (s’il n’y a pas eu de biopsie) n’ont pas de conséquences sérieuses.
Pourquoi cette condition?
Le problème épineux de la biopsie se pose en effet :
Pour établir un diagnostic de cancer, l’examen histologique reste sans aucun doute l’examen le plus fiable, et ce malgré ses lacunes. L'une de ces lacunes est le danger que présente la biopsie pour le patient: les preuves existent, n’en déplaise à ceux qui nient cette évidence. Une étude américaine datant de 1998 a suivi pendant 2 ans plus de 400 cas de patients ayant subi une biopsie. Les conclusions sont à ce point inquiétantes que sa publication a été mise « sous l' éteignoir » et que le livre de son auteur, David J. BOLLINS, intitulé « What is biopsy and cancer », a été censuré. Poussées évolutives, dégénérescences de tissus métaplasiques, ensemencements des trajets de l’aiguille de prélèvement, sans parler du manque de fiabilité, y sont mentionnés. La recherche fondamentale a déjà en grande partie expliqué ces effets secondaires des biopsies. C'est pourquoi il convient d’être particulièrement prudent avant de se soumettre à des biopsies répétées et multiples.
Il existe au moins trois raisons pour s'interroger sur la pertinence d'une biopsie:
Première raison: Les hématomes provoqués obligatoirement par une ponction ou une biopsie entrainent d'une part la mort de nombreuses plaquettes, qui vont libérer ainsi du PDGF (Patelet-Derived-Growth-Factor), et, d'autre part, une atteinte des fibroblastes libérant du FGF (Fibroblast-Growth-Factor) et de l'IGF (Insuline-like-Growth-Factor). Ce sont autant de facteurs de croissance susceptibles de provoquer une poussée évolutive de la tumeur.
Deuxième raison: L’effraction accidentelle de la membrane basale des tissus envahis permet aux cellules malignes d’envahir plus facilement et plus rapidement les tissus sous-jacents vascularisés.
Troisième raison: L’agression du tissu tumoral engendre des migrations cellulaires dans la circulation, comme l’ont signalé de nombreux auteurs, notamment FISHER, TURNBULL, GOLODIE COLOMBO, CARVAHLO, WARREN-COLE, sans oublier HEUBERVAL qui, dans son livre « Cellules cancéreuses et insolites du sang circulant (préface de Jean BERNARD) écrit: « Toute manipulation ou agression tumorale doit être considérée comme dangereuse. » On comprend donc les polémiques actuelles au sujet des dépistages des tumeurs du sein et de la prostate.
Alors, la biopsie est-elle nécessaire?
Sur le plan juridique, oui. Sur le plan scientifique et médical, plusieurs cas de figure se présentent.
L’examen histologique reste actuellement le moyen le plus sur pour diagnostiquer la malignité d’une tumeur, même si les techniques de prélèvement et l’examen histologique lui-même ne sont pas infaillibles. Nous sommes d’accord sur ce principe. Mais lorsqu'il s'agit de le rendre systématique, répétitif et de le pratiquer sans prendre de précautions préalables, nous ne sommes plus d'accord. Il est en outre fort regrettable que la pratique de biopsies extemporanées en salle d’opération ne soit pas une technique de routine.
Dans bien des cas cette biopsie est inutile et ne sert qu’à satisfaire la curiosité scientifique. On va bien sûr me rétorquer que sans examen histologique, on ne peut décider d’un protocole thérapeutique. Dans 80% des cas, c’est faux. Et il est facile de le démontrer. La loi nous oblige à pratiquer une biopsie: en effet, un médecin sera condamné systématiquement s’il n’a pas pratiqué cet examen, par exemple en cas de procès ou d'enquête du Conseil de l’ordre, ou encore en cas d’intervention chirurgicale ou de traitement (radiothérapie ou chimiothérapie). Connaissant les travaux de la recherche fondamentale et les réalités cliniques, ceci est regrettable. Mais pour l'instant, c’est hélas la réalité, car nous ne pouvons que nous plier à l'autorité médicale en place.
La solution la moins mauvaise reste donc celle de préparer le patient avant une ponction ou biopsie, soit par une chimiothérapie adaptée, soit par anti-angiogénèse ou encore par un traitement anti-hormonal si le cas le permet. En définitive, ce que je reproche à certains de mes confrères n’est pas le fait de pratiquer des biopsies, mais de les effectuer sans discernement, de façon systématique et surtout sans précautions, oubliant ou ignorant des connaissances acquises mises à notre disposition par une recherche fondamentale qui progresse.
Le professeur Lucien Israël écrit dans son ouvrage « Cancer aujourd’hui »: « Des connaissances réelles, opérationnelles, acquises ces dernières années dans le traitement des cancers sont niées et la plupart des malades sont traités comme si elles n’avaient pas été acquises. »
Résumons nous:
- Vous avez le temps de réfléchir, - Choisissez votre équipe médicale, - Demandez un traitement de protection avant toute biopsie, ou mieux, lorsque c'est possible, une biopsie extemporanée (examen histologique en salle d'opération avant intervention).
Mais annoncer à un patient: « Vous avez un cancer », c’est bien plus que lui dire « Vous avez une maladie grave » et, plus encore, « Vous avez une maladie possiblement mortelle ». Dans le contexte culturel qui est le notre, c’est lui promettre l’enfer, c’est lui infliger un traumatisme énorme. Il faut démystifier la maladie cancéreuse. Le cancer doit occuper la même place dans la conscience collective que les autres maladies dont on peut décéder. Cette démarche est la première victoire contre le cancer que le patient doit remporter, mais cela est aussi une victoire sur lui-même, combien nécessaire, car elle signifie qu'il veut se battre et vivre. Quant aux médecins qui le traitent, ils doivent eux aussi remporter leur première victoire face à la maladie cancéreuse: réaliser qu’ils peuvent lutter pied à pied avec un cancer même s’ils ne peuvent le terrasser du premier coup par le bistouri ou la radiothérapie.
Oui, on peut vivre longtemps avec un cancer. Le pessimisme, le sentiment d’impuissance est trop souvent rencontré chez les spécialistes du cancer dès qu’apparaissent des métastases ou des complications satellites et même parfois avant. C’est ainsi qu’ils choisissent l’abstention thérapeutique souvent trop vite au lieu de prendre conscience que les résultats thérapeutiques seraient autrement satisfaisants si les connaissances déjà acquises étaient mises en pratique.
« Le médecin doit avoir le courage de croiser le fer avec la maladie au lieu de fuir le combat ». Lucien ISRAEL.
Il faut que le cancer ne soit plus la maladie tabou!
Pourquoi des médecins accepteraient-ils le défi de maladies aussi graves que les insuffisances cardiaques, rénales, respiratoires, maladies qui provoquent autant de décès annuels et pourquoi les cancérologues renonceraient-ils au combat?
Pour livrer au mieux ce combat, il faut que le malade, les médecins, la famille fassent corps, constituent une équipe. Le combat est long, parfois difficile, et les erreurs faciles. Je citerai à nouveau les propos de Lucien ISRAEL:
« Il s’agit d’une partie d’échec. Le problème est que la maladie part avec les blancs, donc avec un coup d’avance. Une erreur risque d’être fatale. »
Comme je vous l’ai dit au début, la maladie cancéreuse est la plupart du temps découverte assez tardivement. Ni la biologie, ni la radiographie, ni l'échographie, ni le scanner, ni la RMN, ni le PET SCAN, ne permettent un diagnostic vraiment précoce, malgré tout ce que l’on peut prétendre. Aussi, lorsque l’on diagnostique une tumeur, les risques de métastases sont importants, même si nous ne les voyons pas, même si les ganglions prélevés sont négatifs. Ceci a pour conséquence qu’un traitement général est, la plupart du temps, nécessaire.
Et traitement général sous-entend CHIMIOTHERAPIE.
En effet, la CHIRURGIE et la RADIOTHERAPIE sont des traitements locaux qui ne peuvent avoir une action générale. Bien que, malheureusement, elle ne soit pas encore une pratique de routine, la CHIMIOTHERAPIE NEO-ADJUVANTE, c’est-à-dire avant la chirurgie et la radiothérapie, est la solution thérapeutique la plus logique.
« L’urgence en cancérologie, ce n’est pas d’opérer, mais c’est de traiter les micro métastases. » Prof. POUYARD Institut Curie
La chimiothérapie, surtout telle qu'elle est administrée dans les hôpitaux, est une thérapie lourde. En outre, aucun traitement de soutien n’est conseillé, ni appliqué. Il est pourtant possible d'utiliser la chimiothérapie différemment et de la rendre beaucoup plus supportable et humaine. Nous y reviendrons plus loin. Enfin, les médecins généralistes ne sont pas formés par nos facultés pour prendre en charge le patient cancéreux sous traitement. C’est par leurs réflexions personnelles que certains d'entre eux aident parfois les patients. Pourtant, le traitement nutritionnel du patient cancéreux est d'une importance capitale, comme nous le verrons par la suite.
Comme le rappelait Lucien ISRAEL, « dans un monde gouverné par la logique, le cancer occuperait la même place dans la conscience collective que les autres maladies dont on peut mourir. Les sciences fondamentales en étudieraient les causes, les mécanismes, les traitements. Les médecins s’en inspireraient pour établir leurs stratégies de traitement. Les controverses ne prendraient jamais un tour passionnel. Et nous progresserions régulièrement. A l’évidence nous ne vivons ni dans la logique, ni dans le rationnel. »
Je suis très conscient que les idées que j'expose se heurteront à des adversaires indignés. Peu importe. Il faut que ces idées puissent être connues des principaux intéressés: les patients. Le cancer frappe aujourd’hui plus souvent qu’autrefois et affecte des êtres de plus en plus jeunes. Il est encore vrai que dans le domaine des cancers déjà disséminés ou récidivés, les progrès enregistrés sont relativement faibles. Mais si les connaissances actuelles étaient mieux utilisées, un allongement significatif de la survie de ces derniers pourrait être obtenu, et ce dans de bonnes conditions. Ces progrès semblent être ignorés, niés, voire combattus par un très grand nombre de médecins et les patients continuent d’être soignés comme ils l’étaient il y a 20 ans et plus. La volonté d’une majorité des patients, lorsqu’ils sont au courant, est de se battre et de tenter leur chance. Ils ont bien raison, car parmi eux, il y en aura toujours qui réussiront à guérir ou à vivre très longtemps.
Dr Philippe LAGARDE
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